Des conséquences catastrophiques sont attendues suite à une interdiction de race à l’échelle de la province

Montréal, 14 avril 2017 – La SPCA de Montréal est profondément préoccupée par le dépôt du Projet de loi 128 par le gouvernement provincial, lequel inclut des dispositions visant des races particulières, à savoir les terriers américains du Staffordshire, les bulls terriers du Staffordshire et les pitbulls terriers américains, les Rottweilers, ainsi que tout chien issu d’un croisement de ces races.

Bien que le Projet de loi 128 n’interdise pas, en soi, ces races, il confère au gouvernement provincial le pouvoir de le faire. Lors d’une conférence de presse tenue hier matin, le ministre Coiteux a confirmé que suite à l’adoption du Projet de loi, le gouvernement allait, par décret, interdire tous les « pitbulls » et adopter un règlement stipulant les conditions selon lesquelles certains propriétaires des races ciblées seraient autorisés à conserver leurs chiens. Si le Projet de loi 128 est adopté, la conséquence sera donc une mise à mort systématique et massive des chiens dans les refuges, et ce partout à travers la province. Alors que la clause grand-père proposée protégerait les chiens ayant présentement un propriétaire, celle-ci ne sauverait pas la vie des chiens qui continueront à se retrouver dans les refuges.

« Étant donné qu’une grande partie des chiens et des chiots qui se retrouvent dans des refuges pourraient être visés par l’interdiction et ne pourraient pas, par conséquent, être placés en adoption, le gouvernement du Québec force essentiellement les refuges à procéder à la mise à mort systématique de chiens et de chiots qu’ils accueillent, indépendamment de la santé ou du comportement de ces animaux » explique la Dre Gabrielle Carrière, vétérinaire en chef à la SPCA de Montréal.

« En allant de l’avant avec la législation visant des races particulières (LRP) dans le cadre de sa solution pour faire face à la problématique des chiens dangereux, le gouvernement provincial a choisi d’adopter une mesure qui va à l’encontre de la recherche scientifique et des avis d’experts », déclare Me Sophie Gaillard, avocate au département de défense des animaux de la SPCA de Montréal. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le Projet de loi, tel qu’il est rédigé, ne soit pas adopté, et travaillerons avec le public et des experts pour convaincre notre gouvernement d’opter , au contraire, pour des solutions au problème des chiens dangereux qui sont justes, efficaces et fondées sur des données probantes».

La SPCA de Montréal est également en train de consulter son équipe juridique, et d’évaluer la façon dont ce Projet de loi affectera notre organisme, ainsi que le procès actuellement en cours contre la Ville de Montréal.

La SPCA de Montréal réitère que les agressions canines inappropriées constituent une menace sérieuse à la sécurité publique et doivent être contrées de manière adéquate par de la législtion afin de garantir la sécurité des communautés et la cohabitation harmonieuse entre les humains et les chiens. Toutefois, d’avoir recours à l’hystérie, à la peur et aux préjugés comme moyen de promouvoir de la législation est inacceptable, d’autant plus que des solutions basées sur des données probantes et dont l’efficacité a été démontrée existent. Cliquez ici pour en savoir plus au sujet des recommandations de la SPCA de Montréal.

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Personne-ressource pour les médias : Anita Kapuscinska, responsable des communications, SPCA de Montréal, 514 359-5198, ou anitak@spca.com.

À propos de la SPCA de Montréal Fondée à Montréal en 1869, nous fûmes la première organisation vouée au bien-être animal au Canada et notre mission est de :

  • protéger les animaux contre la négligence, les abus et l’exploitation;
  • représenter leurs intérêts et assurer leur bien-être;
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