L’industrie du veau n’en fait pas assez pour prévenir un autre Pont Rouge

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Crédit photo: Mercy for Animals Canada

Montréal, le 29 novembre 2017 – Malgré le dossier hautement médiatisé des veaux de Pont Rouge, qui avait provoqué une onde de choc à travers le pays en exposant les pratiques cruelles utilisées de manière routinière dans l’industrie canadienne du veau, le nouveau Code de pratiques pour le soin et la manipulation des veaux lourds continue à tolérer plusieurs de ces pratiques, exposant ainsi les veaux à des souffrances importantes.

En 2014, à la suite d’une troublante enquête à caméra cachée effectuée par le groupe Mercy for Animals à une ferme de veau de lait située à Pont Rouge, Québec, la SPCA de Montréal avait ouvert une enquête relative aux incidents d’abus et de négligence documentés dans la vidéo. L’enquête a mené à l’accusation, puis ultimement à la condamnation, d’Éric Dame, un ancien employé de la ferme, pour abus et mauvais traitements infligés à des animaux. En 2016, il a été condamné à payer une amende de 4 000$ et soumis à une ordonnance lui interdisant d’être propriétaire de plus de cinq animaux pendant une période de 15 ans.

Peu après la diffusion des images obtenues par Mercy for Animals, le Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage a initié la révision du Code de pratiques pour le soin et la manipulation des veaux lourds en vue de répondre aux problématiques liées au bien-être animal au sein de l’industrie du veau. Pourtant, les modifications faites au code ne protègent pas véritablement les veaux, car elles continuent à permettre, entre autres :

  • De loger les veaux seuls jusqu’à l’âge de 8 semaines en dépit du fait que la possibilité d’interagir avec d’autres animaux soit cruciale pour le bien-être de ces nouveau-nés, qui ont été abruptement arrachés de leur mère et qui ont désespérément besoin de contact social;
  • De priver les veaux de nourriture solide en les alimentant exclusivement à l’aide d’une diète déficiente en fer, ce qui conduit à l’anémie.

« L’élaboration d’un nouveau code de pratiques représentait une opportunité unique pour l’industrie canadienne du veau d’effectuer de réelles améliorations en matière de bien-être animal » explique Me Sophie Gaillard, avocate au département de Défense des animaux de la SPCA de Montréal. « Et pourtant, le nouveau code de pratiques continue à permettre des pratiques qui sont intrinsèquement cruelles. »

La SPCA de Montréal vous encourage à réduire votre consommation de veau, voire d’éliminer carrément ce produit de votre alimentation. En effectuant ce simple changement, vous enverrez à l’industrie un message clair et puissant que les conditions d’élevage qui compromettent le bien-être des animaux n’ont pas d’avenir au Canada.

Pour en apprendre plus au sujet de la politique de la SPCA en matière de bien-être des animaux d’élevage, veuillez consulter nos politiques officielles.

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Personne-ressource pour les médias : Anita Kapuscinska, coordonnatrice aux relations de presse, SPCA de Montréal, 514 359-5198, ou anitak@spca.com.

À propos de la SPCA de Montréal Fondée à Montréal en 1869, nous avons été la première organisation vouée au bien-être animal au Canada et notre mission est de :

  • protéger les animaux contre la négligence, les abus et l’exploitation;
  • représenter leurs intérêts et assurer leur bien-être;
  • favoriser la conscientisation du public et contribuer à éveiller la compassion pour tout être vivant.

Pour plus d’information au sujet de la SPCA de Montréal, veuillez visiter notre site web au www.spca.com.

 

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