ANIMAL : Une campagne percutante de la SPCA de Montréal

Montréal, le 6 août 2018 – En prévision des prochaines élections provinciales, la SPCA de Montréal lance aujourd’hui sa campagne ANIMAL pour exiger du gouvernement du Québec qu’il encadre le traitement des animaux de ferme.

En effet, malgré l’adoption d’un nouveau cadre juridique censé protéger tous les animaux, ceux d’entre eux qui sont destinés à la consommation demeurent exclus des principales protections qu’offre la loi. C’est la raison pour laquelle plusieurs pratiques cruelles – comme la castration à froid des veaux et des agneaux, sans aucune anesthésie ni analgésie – a cours de façon routinière sur les fermes. Ces mêmes pratiques seraient pourtant illégales si des chiens ou des chats y étaient soumis.

Aucune loi n’encadre le traitement des animaux de ferme

« Les changements législatifs adoptés en grande pompe par le gouvernement en 2015 étaient censés marquer le coup d’envoi d’un changement de fond dans notre rapport aux animaux. Pourtant, rien n’a changé pour les animaux de ferme, qui continuent à être traités comme de simples marchandises », explique Me Sophie Gaillard, directrice de la défense des animaux à la SPCA de Montréal.  « En effet, notre loi provinciale en matière de bien-être animal écarte de son champ d’application les activités agricoles pourvu que celles-ci soient pratiquées  » selon les règles généralement reconnues « .  Or, ces règles ne sont pas définies dans la Loi. Actuellement, donc, du moment qu’une part importante de l’industrie adopte une certaine pratique, celle-ci est automatiquement considérée comme étant conforme aux  » règles généralement reconnues « . Nous sommes dans une situation dangereuse où c’est l’industrie elle-même qui a le pouvoir de déterminer quelles pratiques sont légales ou illégales, et ce, peu importe le degré de souffrance que ces façons de faire infligent aux animaux ».

Des codes de pratiques nationaux concernant les soins et la manipulation des animaux d’élevage existent, mais ils n’ont pas force de loi actuellement. Alors que les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et l’Île-du-Prince-Édouard ont rendu ces codes obligatoires, l’adhésion à ceux-ci demeure à ce jour strictement volontaire au Québec.

Les Québécois et Québécoises s’attendent à du changement

Un récent sondage a révélé que 72 % de la population québécoise s’attend à ce que son futur gouvernement adopte des mesures législatives et des politiques en vue d’assurer le bien-être des animaux du Québec. La SPCA de Montréal a donc bon espoir que les partis politiques prendront acte de la volonté des électeurs et électrices et s’engageront à protéger les animaux de ferme. « Les Québécois et Québécoises s’attendent à ce que tous les animaux du Québec soient protégés par la loi et souhaitent que le bien-être animal devienne un enjeu électoral », soutient Élise Desaulniers, directrice générale de la SPCA de Montréal. « Nous invitons d’ailleurs la population  à écrire aux principaux partis politiques en visitant le spca.com/animal ».

Une campagne diffusée à la grandeur de la métropole

La campagne de la SPCA de Montréal, ANIMAL, pourra être vue dans les grandes artères de Montréal. La SPCA encourage la population à se rallier à sa campagne en visitant le spca.com/animal.

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Personne-ressource pour les médias : Anita Kapuscinska, directrice des communications, SPCA de Montréal, 514 359-5198, ou anitak@spca.com.

À propos de la SPCA de Montréal

Fondée à Montréal en 1869, nous avons été la première organisation vouée au bien-être animal au Canada et notre mission est de :

  • protéger les animaux contre la négligence, les abus et l’exploitation;
  • représenter leurs intérêts et assurer leur bien-être;
  • favoriser la conscientisation du public et contribuer à éveiller la compassion pour tout être sensible.

Pour plus d’information au sujet de la SPCA de Montréal, veuillez visiter notre site web au www.spca.com et nous suivre sur les réseaux sociaux.

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