Communiqué de presse – pour diffusion immédiate
Les animaux sont-ils mieux traités morts que vivants?
La SPCA de Montréal lance une campagne d’envergure pour inciter les partis politiques à s’engager à réglementer le bien-être des animaux d’élevage à l’approche des élections provinciales de 2026
Montréal, le 15 mars 2026 – La SPCA de Montréal lance cette semaine une importante campagne publique appelant les partis politiques provinciaux du Québec à s’engager, dans leurs plateformes électorales de 2026, à encadrer les conditions de vie des animaux élevés pour la consommation. La campagne, qui sera déployée dans tout le Québec, notamment par le biais d’un affichage bien en vue à la station de métro Berri-UQAM et d’un message télévisé percutant diffusé en primeur lors de l’émission Tout le monde en parle le 15 mars, pose une question qui frappe l’imaginaire : Les animaux sont-ils mieux traités morts que vivants?
« Au Québec, nous accordons beaucoup d’importance à la façon dont nous préparons notre nourriture. Nous sommes fiers de nos produits locaux, nous cuisinons avec soin et nous servons nos familles avec amour. Pourtant, dans la situation actuelle, rien ne garantit que les animaux élevés pour la consommation aient bénéficié de cette même attention durant leur vie », affirme Me Sophie Gaillard, directrice de la Défense des animaux et des affaires juridiques et gouvernementales à la SPCA de Montréal. « Les consommateurs et consommatrices ne devraient pas avoir à se demander si ce qu’ils ou elles mettent sur la table reflète leurs valeurs. Il est temps de changer la recette et d’accorder à tous les animaux les protections de base auxquelles les Québécois et Québécoises s’attendent. »
Malgré l’adoption en 2015 d’une nouvelle loi qui devait à l’origine protéger tous les animaux, la majorité d’entre eux – à savoir les animaux d’élevage – demeurent systématiquement exclus des principales protections prévues par cette loi pourvu qu’ils soient traités selon les pratiques standard de l’industrie, un vide juridique mis en lumière dans un récent rapport publié par l’Observatoire québécois de droit animalier. Ainsi, des pratiques considérées comme légales dans un contexte agricole pourraient mener à une condamnation, voire à une peine d’emprisonnement, si elles étaient infligées à un chien ou à un chat, par exemple l’immobilisation dans une cage si étroite que l’animal ne peut même pas se retourner, ou encore la castration sans anesthésie. De plus, contrairement à celui des autres animaux, le bien-être des animaux d’élevage ne fait pas l’objet de réglementation détaillée, et aucune inspection systématique n’est effectuée par le gouvernement en vue de s’assurer du bien-être animal dans les exploitations agricoles.
Un règlement robuste pour soutenir les producteur·trice·s et bénéficier à toute la société
La SPCA interpelle les partis provinciaux pour qu’ils s’engagent à mettre en place une réglementation claire encadrant les conditions de vie des animaux d’élevage, comme c’est déjà le cas depuis des décennies dans d’autres juridictions. L’organisation demande également que les producteur·trice·s obtiennent du soutien financier pour effectuer la transition vers des systèmes offrant un meilleur niveau de bien-être aux animaux. Une étude d’impact économique indépendante réalisée par la firme Aviseo estime que soutenir les producteur·trice·s dans cette transition pourrait générer un retour de 3,20 $ pour l’économie québécoise pour chaque dollar net investi sur une période de 10 ans, tout en soutenant plus de 6 200 emplois, principalement dans les régions rurales. L’analyse souligne également des effets structurants importants pour l’économie de la province découlant d’une réglementation du bien-être des animaux d’élevage, notamment l’accès à de nouveaux marchés d’exportation, tels que celui de l’Union européenne.
« L’adoption de règles claires et juridiquement contraignantes permettra non seulement de mieux protéger les animaux, mais aussi de renforcer le secteur agricole québécois, tout en bénéficiant à la santé publique, à l’économie et à l’environnement », explique Me Gaillard. « Les études démontrent que des normes de bien-être plus élevées peuvent améliorer la santé et la productivité des animaux, réduire le recours aux antibiotiques, renforcer la confiance du public, diminuer les risques environnementaux et ouvrir l’accès à de nouveaux marchés d’exportation. Avec l’appui du gouvernement, cette transition peut contribuer à pérenniser et rendre plus résilient notre secteur agricole, tout en protégeant le bien-être des animaux et en renforçant la réputation du Québec », ajoute-t-elle.
L’appui d’un important producteur porcin québécois
La campagne de la SPCA est appuyée par duBreton, un producteur porcin québécois comptant plus de 140 fermes au Québec et reconnu pour ses pratiques à l’avant-garde en matière de bien-être animal. Le modèle de duBreton démontre qu’accorder aux animaux davantage de liberté pour exprimer leurs comportements naturels tout au long de leur vie peut aller de pair avec la compétitivité et la prospérité d’une entreprise.
« Les consommateurs d’aujourd’hui veulent savoir d’où provient leur nourriture et comment elle a été produite », affirme Vincent Breton, président de duBreton. « Nous avons bâti notre entreprise en étant convaincus qu’il est possible d’élever des animaux dans le respect de leur bien-être tout en demeurant rentable et en croissance. Lorsque les producteurs investissent dans de meilleures pratiques, tout le monde y gagne, les agriculteurs, les consommateurs et les animaux. »
La SPCA de Montréal demande aux partis politiques provinciaux de s’engager, ou de réitérer leur engagement, dans leurs plateformes électorales 2026 à réglementer le bien-être des animaux d’élevage. Le public peut également signer une lettre sur le site Web de la SPCA afin d’inviter les partis à faire du bien-être des animaux un engagement électoral clair cette année.
Pour plus d’information, rendez-vous sur le : www.spca.com/changeons-la-recette/
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Relations médias : VROY Communications
Maude Lussier – mlussier@vroy.com – 514 929-4527
Source : SPCA de Montréal www.spca.com
À propos de la SPCA de Montréal
Fondée à Montréal en 1869, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (mieux connue sous le nom de « SPCA de Montréal ») fut la première organisation vouée au bien-être animal au Canada. La SPCA de Montréal a parcouru un long chemin depuis sa fondation : elle est maintenant le plus grand organisme de protection des animaux au Québec, s’exprimant au nom des animaux partout où règnent l’ignorance, la cruauté, l’exploitation ou la négligence à leur endroit.




